Le poète - Michael Connely
Je suis en train, de lire un roman policier de Michael Connely, "le poète", avec en sous titre "un redoutable tueur en série".
J'aime bien les romans policiers, les thrillers. Mais parfois j'ai un rappel à l'ordre pour m'indiquer que c'est de la "sous" littérature. Mais ça doit correspondre à un excès d'abus, si je puis dire avec le sourire, ou bien d'une lassitude par ailleurs bien compréhensible, pas automatiquement liée à l'histoire elle même.
Alors me vient l'envie d'ouvrir une autre histoire construite à partir d'autres ingrédients, ou une bio, ou encore une histoire vraie. Et j'ouvre alors un autre livre, après avoir d'une façon un peu machinale, corné mon précédent livre. Comme par hazard...
J'entame donc la lecture de mon nouvel opus. Mais revient alors le thriller insupportable d'auparavant pour me chatouiller ma suite dans les idées.
J'avais bien lu que, d'après une auteure sur la profondeur de la lecture, de sa dimension soutenante et consolatrice, que l'esprit est trop fatigué pour faire l'effort d'une lecture qui demande beaucoup de concentration, ou qui pourrait faire remonter trop d'émotions à la surface. l'esprit tout comme le corps a besoin parfois de cure d'appaisement, il doit se mettre en veilleuse pour cicatriser correctement. Il n'est plus en capacité d'absorber des notions trop complexes ou de lire des textes qui peuvent réveiller une douleur profonde. Les romans policiers peuvent être de merveilleux onguent, dans ces moments là. Tous les livres, sans exception, peuvent soigner, sauver. Le texte a un pouvoir de restauration des esprits douloureux. On opposera des écrits pernicieux, destinés à corrobore des idéologies, et des horreurs qui en découlent. A l'instar de Mein kampf.
Or donc, mon "Poète" m'a pris au piège du roman lui même, a développé en moi une soif inextinguible d'un surplus de détails . Je suis sous l'emprise de l'histoire et de mon intuition qui me guide vers quelque chose de nouveau dans les intrigues. Car j'ai lu beaucoup d'intrigues, j'adore les séries télévisées, et un de mes jeux préférés est de deviner qui est au centre des intrigues proposées dès le début de ces séries. Je n'y arrive pas tout le temps, mais le schéma est souvent le même, pour le suspens, c'est un classique qui se retrouve aussi au coeur des enquêtes de police, le coupable est toujours quelqu'un qui "navigue" autour de la victime, et qu'on ne peut soupçonner, ou qu'on ne voit qu'au début de la série.
En l'occurrence, dans cette histoire, Connely déjoue un peu et on pourrait se laisser embarquer dans le jeu du coupable si notre attention n'était pas interpellé par un détail qui semble enrayer cette belle machinerie toute vouée à la justice.
En effet, on voit qu'au bout d'un moment de lecture, le protagoniste est obligé de rentrer en contact avec une belle inspectrice du FBI (C'et du Conelly...), et le contact n'est pas facile. Il semble même impossible pour diverses raisons. Sauf qu'à un moment , vers la moitié du livre, elle lance un genre d'ultimatum qui semble faire réfléchir le protagoniste, ultimatum que nous sommes bien un peu obligé de corroborer.
Et c'est à ce moment là en fait que j'ai perçu à quel point cette histoire était rondement menée. Depuis le début certes, en tant que lecteur, je lis des passages tout en me sentant un peu mal à l'aise , bousculant mes certitudes , mes convictions sur un comportement, ou une opinion. Certains applaudiront, d'autres y trouveront des bienfaits. Mais comme dans tout policier, l'équilibre se fait dans l'attente du vrai climax qui nous poussera à aller jusqu'au bout de la lecture du livre... Ce qui bouscule en fait, est l'attitude d'un personnage secondaire, attitude que je caractériserais de mielleuse, ce qui ne colle pas...
Et même si je n'en suis qu'à la moitie du livre, je continuerais pour savoir si mon intuition est la bonne. Je vous tiens au courant bien sûr.
En attendant, j'ai deux livres aux lectures entamées.

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