dimanche 8 août 2010

Le désert du Serial rompeur

Elles traversent les relations comme d'autres traversent le Bush australien, sans connaitre la durée de cette traversée, accompagnées, mais  sans illusion, en passant... La relation avec l'autre à un début et une fin plus ou moins rapprochée. Certes  , elles peuvent se faire bluffer par une rencontre qui  a provoqué un déclic, mais elles savent, qu'au fond , cette "fatalité", celle de l'incontournable échec, est simplement le fait de nier la souffrance, et elle est déjà programmée...Elles sont alors à la merci de réactions machistes,  créées par la frustration et l'orgueil malmené.
Il y a beaucoup de cynisme dans cette attitude qui tend à se répandre, de balayer d'un trait une histoire commune. En faisant ça, on nie sa propre souffrance. Bien au contraire, une rupture demande du temps- de six mois à deux ans au moins- pour qu'il soit ensuite possible de passer à autre chose.
La relation à l'autre est parfois assimilée à un produit de consommation. En banalisant la rupture, on croit pouvoir se protéger d'une blessure. mais en réalité, on se coupe des forces  d'Amour qui sont les dernières valeurs auxquelles on peux se raccrocher. Du coup, la vie de l'individu perd une partie de son sens.
Il peux se créer un cercle qui n'a rien de vertueux. En effet, ces "serials rompeurs" idéalisent l'image du  couple. Et du fait de leur insatisfaction chronique liée à cette recherche de perfection, il peux se créer une addiction à la rupture. Et ils passent à coté de bonheurs qu'ils ont à portée de main. D'une certaine façon, ils attendent trop de l'autre, comme si la relation allait apporter une réparation de leur souffrance intime, ce qui est illusoire.

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